# 7 – On y était : FLATBUSH ZOMBiES au Trianon

Après avoir déçu les quelques centaines de personnes qui avaient pris leur place pour les Solidays uniquement pour les voir en annulant leur show à la dernière minute, Erick Arc Elliott, Meechy Darko et Zombie Juice – le trio le plus talentueux de la “Beast Coast”  – avaient fort à faire pour se racheter. C’était au Trianon, c’était dimanche 25 septembre, et c’était du très lourd.

La première partie du concert était assurée par A$AP Twelvyy, pas le plus connu de l’A$AP Mob, mais qui a quand même bien préchauffé la salle. Déjà, les planches du Trianon tremblaient au rythme du banger le plus énervé de l’A$ap Mob, Hella hoes

Mais ce n’était rien comparé à la folie furieuse qui allait suivre…

5-4-3-2-1… Attachez vos ceintures… “These are the Flatbush Zombies and this is 3001: A Laced Odyssey” La même voix off sert d’introduction au concert et à leur dernier album, “3001: A Laced Odyssey”. Parfait début pour se mettre dans le mood, au rythme des “Everyday, me and Mary Jane” de Zombie Juice, et s’élever pour ne redescendre que plus d’1h30 plus tard.

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Car les Flatbush ont vraiment livré une prestation énorme. Qu’un  album de rap sonne bien quand on est calmement installé dans son canap est une chose, qu’il te fasse bouger la tête en soirée en est déjà une autre ; 3001: A Laced Odyssey remplissait déjà ces deux missions. Nous avons désormais la confirmation que malgré son éclectisme, il fonctionne également très bien en live, bien aidé également par l’énergie incroyable transmise par le trio de Brooklyn.

De la trap lourde et sombre dAscension

…au bouleversant et suicidaire Fly Away

…en passant par l’énergique “Bounce”

…le trio a tout bien fait. La maturité qui se dégageait de leur dernier album se retrouvait sur scène.

Les vibrations du sol ressenties lors du passage d’A$AP Twelvyy semblaient finalement dérisoires comparées au tremblement de terre provoqué par les mosh pits initiés par la foule et le trio lui-même. Il se dit même qu’un Babouin aurait perdu une chaussure un peu avant la fin du show… Car si les Flatbush ont livré une prestation taille patron, ils sont également bien aidés par un public de vrais fanatiques, qui connaissaient à la fois le nouvel album et les anciens sons et ont littéralement donné de leur personne tout au long du show. Entre les circle pits un peu partout dans la fosse, les pogos incessants et Meechy Darko qui, comme à son habitude, se jette dans le public et rappe au milieu de la foule, il y avait plus d’une bonne raison d’essorer son t shirt à la fin du concert.

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Les 25 dernière minutes de la prestation vinrent ravir les fans de la première heures avec notamment les interprétations,  de Thug Waffle , “S.C.O.S.A” et l’énervé “Bliss”. Juste le temps de découvrir deux-trois nouveaux sons de leur prochain projet, de s’élever une dernière fois avec Palm trees – ode à Mary Jane et ses vertus – et les Flatbush quittaient la scène, après avoir laissé le soin à Darky Meech de prendre la parole et de délivrer un message simple et clair…. “Open your fucking minds”.

En clair, un concert plus que réussi, entre un nouvel album qu’il nous tardait de voir en live et des sons plus anciens bien connus du public et toujours aussi efficaces. Le trio de Flatbush est resté fidèle à sa réputation de bête de scène tandis que le public n’était clairement pas là pour être ici. L’atmosphère chargée d’électricité – et de sueur -, la communion entre les artistes et leurs fans et l’énergie dégagée par leur performance font de ce show une incroyable expérience sonore et visuelle.

“In a World full of hater stands a single group who clearly separate themselves from the rest. The 3 men scale the ends of the earth searching for truth and triumph Meechy Darko, Zombie Juice, and Erick the Architect” – C’est sur ces paroles que s’était ouverte la performance du trio. Et c’est bel et bien triomphants qu’il nous ont quittés.