Trop easy pour Sneazzy ?

Sneazzy (Mohamed Khemissa de son état civil) revient de loin. Et pour cause : son album « Super » sorti en 2015 fut un flop. « L’aboutissement de 5 années de travail acharnées » selon ses propres termes ne s’est vendu qu’à 1002 exemplaires.  La twittosphère se moque de lui, Sneazzy n’arrive pas à lancer sa carrière solo et n’existe que par 1995. Il est dans l’ombre d’un certain Nekfeu, faisant les back-up à ses concerts.

sneazzytmaxOn salue l’autodérision de Sneazzy qui profite d’un concert de Nekfeu pour vendre son scooter et ainsi compenser ses faibles ventes d’album

Mais force est de constater que Sneazzy est revenu en balle du futur. Tout d’abord avec son EP gratuit « Dieu Bénisse Super Sound » en octobre 2016. Dans « Skurt Cobain », il annonce clairement la couleur : « J’fais mon retour comme Zinédine en 2005 // Paris Saint-Germain j’suis dans la ville sainte ». Effectivement, il revient en force sur la scène parisienne et montre qu’1995 ce n’est pas seulement Alpha Wann et Nekfeu.

Avec Skurt Cobain, c’est la première fois que Nekfeu ne surclasse pas Sneazzy sur un feat
Egotrip, ambiance VHS et dégaine Hypebeast : t’as reconnu le Sneaz’

Sneazzy confirme son retour en forme le 10 mars avec un nouvel EP surprise : « Dieu Bénisse Super Sound II ». Les instrus sont à nouveau l’œuvre du talentueux Hugz Hefner. Toujours dans l’esprit egotrip et violent de DBSS, Sneazzy est en « putain de 3afia » (ndlr : « putain de forme ») dans DBSS II. Il en profite pour aborder des sujets d’actualité en pleine campagne présidentielle :  « L’Etat s’en bat les couilles d’Adama // Tant qu’ils ont du champagne et du calamar // Tant qu’ils ont des comptes en banque au Panama » (3afia). Encore un EP franchement réussi qui laisse présager du bon pour le futur.

Que Dieu bénisse Sneazzy West. En tout cas on te le souhaite.

« On recommence à me sucer » : Sneazzy est conscient de son retour en grâce et le fait comprendre en métaphore
« Message au feu-ke qui a violé Théo : va niquer ta mère sans transition » : nous sommes d’accords.